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POURQUOI INVESTIR A TOUBA ? [Par Hamzatou Diakhaté]

mercredi 16 mai 2012, par Administrateur

Fondée il y a un siècle et deux décennies par Cheikh Ahmadou Bamba, Touba est devenue aujourd’hui, en plus de son statut de deuxième ville du Sénégal, une ville émergente sur le plan démographique, économique et social à tel point qu’elle intéresse tous les acteurs de développement. Cette croissance exponentielle s’explique par l’importance que, nous mourides, accordons à la ville de Touba. Ainsi les fidèles, qui n’habitent pas à Touba, s’y rendent au moins une fois par an à l’occasion du Grand Magal de Touba. Le nombre de pèlerins se rendant à la ville est aujourd’hui estimé à 4 millions, chiffre se situant assurément en deçà de la réalité si l’on considère qu’il y a chaque année d’autres événements religieux qui y drainent régulièrement des milliers de personnes. La forte croissance démographique et les flux de pèlerins ont une influence importante sur l’activité économique qu’ils génèrent .En effet, si l’on considère, par exemple, l’hypothèse que chaque pèlerin dépense en moyenne 5 000 FCFA, les ventes de produits de consommation se monteront à 20 milliards et les recettes fiscales (TVAet autres taxes) à au moins 4 milliards. Touba la sainte est aussi devenue la cité rêvée pour des millions sénégalais, en particulier les immigrés et les habitants des grandes agglomérations comme Dakar. Nous comptons montrer, à travers cette contribution, en quoi Touba, ville émergente, doit être un pôle de développement.

Quand expansion démographique rime avec croissance économique

L’explosion démographique de Touba s’est amorcée depuis les années 70 et continue de nos jours à interpeller les démographes et les sociologues. Ce boom démographique s’explique par trois paramètres :

1. Le dépeuplement de certains villages situés autour de Touba et même d’ailleurs au profit de ce dernier pour des raisons d’ordre économique.

2. Ace phénomène, s’ajoute le retour à la terre sainte de migrants mourides qui, dans les années 60 et 70, sont partis massivement vers Dakar et d’autres villes pour y exercer le commerce. Ce mouvement s’est même étendu sur le plan international dans les années 80 qui a vu l’émigration massive des mourides vers les pays d’Afrique puis d’Europe (France, Italie, Espagne…). Contrairement à l’immigration asiatique vers l’Europe ou celle européenne vers l’Amérique, l’immigration sénégalaise, plus particulièrement mouride, aspire à revenir vers son pays d’origine et aujourd’hui, pour la plupart, vers Touba. Ce retour se fait, dans un premier temps, par la construction dune maison à Touba, l’implantation de la famille et la mise en place d’une activité économique qui, pour l’instant, est essentiellement commerciale. Quel que soit le jugement sur le caractère productif, rentable ou non de ces investissements, il y a lieu de constater une croissance importante des besoins sur tous les plans : croissance des besoins dans le domaine du matériel de production et des besoins en alimentation, en téléphonie, en électricité, en eau. Certaines entreprises ont très vite senti l’intérêt qu’il faut porter sur cette vitalité économique et ont commencé à trouver des réponses aux besoins économiques des populations. Selon l’Agence Nationale de la Statistique, le recensement de 2004 indiquait que le département de Mbacké, rattaché à Touba, avait une population de 629 330 habitants ; une situation qui, de facto, propulse Touba au rang de 2e ville du Sénégal, tant sur le plan démographique qu’économique.

3. Le poids économique de Touba est confirmé par beaucoup d’indicateurs :
La présence depuis 5 ans de toutes les grandes banques à Touba : BST devenue Attijari Bank, CBAO, SGBS, BICIS, etc.

La seconde ville en termes de nombre d’abonnés au téléphone et à l’électricité

La délocalisation de certaines entreprises vers Touba (production de gaz, entreprises de BTP). Cette tendance de l’évolution multiforme de la ville sainte démontre, à notre sens, s’il en était encore besoin, que Touba peut être une réponse à beaucoup de problèmes auxquels le Sénégal se trouve confrontés. Au premier plan, le chômage des jeunes qui a pris des tournures dramatiques avec la forme prise récemment par une immigration que l’on devrait plutôt qualifier d’immigration aventurière au lieu de clandestine. La surpopulation de la presqu’Île du Cap- Vert engendre des problèmes comme la difficulté de logement, la précarité, la pauvreté, l’insalubrité etc. Tous ces problèmes devraient amener l’Etat du Sénégal à opérer des choix économiques rationnels et très réaliste pour encourager et développer des zones d’activités à Touba, notamment autour des villes et des villages qui l’entourent.

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